Pour une banque, la collaboration avec une Fintech va forcément permettre l'évolution de services plus traditionnels et donc va permettre à la banque de toucher une nouvelle clientèle.

À propos de Tutuka

Tutuka est un processeur de tierce partie fournissant des solutions de paiement à des entreprises telles que les Fintechs, les Telcos, les Banques Digitales, les e-Wallets et les fournisseurs de transfert d'argent.

Grâce à une simple technologie et une intégration unique, ils facilitent la création, l'émission et la gestion instantanées de cartes physiques ou virtuelles, Visa, Mastercard ou China UnionPay.

Leurs fonctionnalités rendent les paiements encore plus simples et accessibles aux consommateurs finaux.

Actuellement présent dans 25 pays à travers les 5 continents, ils accélèrent l'inclusion financière et facilitent les paiements.  

Leur slogan : Make payements happen

Présentation de Barbara Woollams - New Business Associate de chez Tutuka

Tutuka est un processeur de tierce partie, je suis chargée de développement d'affaires sur la région de l'Afrique de l'Ouest.

Nous offrons à nos clients (banque, Fintech, Telco) la possibilité d'émettre des cartes physiques ou virtuelles (Visa, Mastercard ou China Unionpay) et d'ouvrir à leurs consommateurs un monde de paiement aux possibilités infinies.

Qu’est-ce que la finance digitale ?

La finance digitale, c'est la mise à disposition de services technologiques qui sont appliqués à la finance traditionnelle telle qu'on la connaît dans le but d'améliorer l'expérience client.

Les Fintech révolutionnent les services financiers classiques, quels sont les enjeux d’une collaboration entre banques et Fintech ?

Les enjeux sont multiples et surtout, on peut les répertorier par secteur.

  • Pour une banque, la collaboration avec une Fintech va forcément permettre l'évolution et la modernisation des services traditionnels et donc permettre à la banque de toucher une nouvelle clientèle.
  • Tandis que pour une Fintech, la collaboration avec une banque peut engendrer une croissance et une expansion dans d'autres marchés, car la banque jouit d'un bon statut juridique que la Fintech va pouvoir utiliser à son avantage.
  • Mais au-delà de la collaboration en elle-même, il faut être assez conscient de la façon dont est orchestrée cette collaboration. On a vu dernièrement une tendance qu'ont les banques à racheter les Fintech, ce qui est pour moi dénaturalisant pour la Fintech. N'ayant plus d'autonomie,  elle peut perdre le sens de l'innovation continue, qui constitue son ADN. Il faudrait plutôt orienter ces collaborations vers des accompagnements ou des partenariats dans le but de proposer un service commun.

Quel est l’impact sur les entreprises ivoiriennes ?

Aujourd'hui, les micros et petites entreprises représentent entre 30% et 40% du PIB ivoiriens et font face à des risques et difficultés lié à l'approvisionnement, la gestion des stocks, la réception des paiements. La croissance et l'autonomie que ces entreprises vont avoir grâce à la finance digitale, boostent l'économie du pays et attire des investisseurs.

Tutuka, Fintech née en Afrique du Sud, est aujourd'hui un processeur global présent dans 25 pays sur les 5 continents. Et nous pensons que derrière chaque programme que nous implémentons dans chacune de nos régions, nous sommes en train de changer des vies. Car, derrière chaque petite entreprise qui croît, ce sont des familles qui sont nourries, des vies qui changent et donc on ne devrait pas parler uniquement de l'impact de la finance digitale sur les entreprises, louons l'impact de la finance digitale sur les personnes.

Comment vous vous comportez face aux clients et attentes qui évoluent ?

Chez Tutuka, nous nous concentrons essentiellement sur notre technologie parce que nous sommes présents sur différents marchés et nous voulons offrir à nos clients une certaine flexibilité pour pouvoir s'adapter à leur business case pour pouvoir résoudre les problèmes qui sont les leurs sur leur région.

Nous nous focalisons beaucoup sur la technologie que nous avons grâce à nos développeurs et système qui sont in-house et nous essayons tout simplement d’être à l'écoute des clients et de pouvoir adapter notre offre au besoin de particulier.

Le consommateur n'a pas fini de changer et c'est là que nous prouvons notre nature. Nous avons cet ADN innovateur qui nous permet de nous positionner en tant qu'utilisateur et être en constante évolution.

J'aimerais également souligner les efforts que font nos partenaires dans la région, tels que Visa et Mastercard, pour offrir des services innovants à notre clientèle.

Nous les aidons à résoudre les problèmes qui sont les leurs sur leur région

Sur quel levier faudra-t-il le plus s’appuyer pour accélérer la digitalisation en Afrique ?

Premièrement, avant de parler de finance digitale ou de transformation numérique, il faut une bonne couverture GSM, une couverture Internet globale sur tout un territoire ou continent, c'est la base, mais qui est loin d'être atteinte aujourd'hui.

Deuxièmement, je pense qu'il faut également que la régulation soit plus souple pour permettre à certaines Fintech, qui ont la volonté de résoudre certaines problématiques, de pouvoir émerger grâce à un programme politique soutenu.

Est-ce qu’il y a une charte pour les Fintech de garder leur identité dans la collaboration par rapport aux banques ?

Pour toute entreprise, le fait de pouvoir garder son intégrité, garder son autonomie dans le cadre d'un partenariat, c'est vital. Et cela passe déjà par le type de contrat ou par le type de collaboration qui est en train d'être fait. Si aujourd'hui une Fintech collabore avec une banque, qu’elle se fait racheter ou qu’elle invite une personne de la banque à siéger à son conseil d'administration, elle perd déjà en autonomie.  

Il faut aussi se rappeler que certains services développés par les Fintech sont une amélioration de services proposés par les banques. C'est donc une volonté des banques d'accompagner une Fintech sans la dénaturaliser. Il faut donc que cette "charte" soit ancrée dans la volonté et la stratégie des banques.